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Assemblée Citoyenne le 17 février à 14h à la salle Saint-Géry à Limelette. Inscription souhaitée à bonjour@kayoux.be ou 0488/02 08 60

 





 

Le 25 novembre a eu lieu notre première assemblée citoyenne suivant les élections. Elle était ouverte à tous et l'objectif était ambitieux, avec deux ateliers qui se sont déroulés en parallèle. 

1. Premier atelier : amélioration de la participation et de l’implication politique des citoyens dans notre commune, que ce soit au conseil communal ou en dehors. 

 
Les participants, réunis en table de sept ou huit personnes, ne manquaient pas d'idées à ce sujet. Les priorités ont été données par les participants eux-mêmes, réunis en assemblée plénière après avoir réfléchi en petits groupes. Parallèlement, les participants pouvaient aussi proposer des thèmes pour de futures assemblées sur de grands posters à l'entrée, et voter.
Plus d'infos sur les suites de cet atelier et les thèmes ultérieurement mais les résultats bruts sont disponibles :
 
 

2. Deuxième atelier : délégation de pouvoirs du conseil communal en faveur du collège en matière d'attribution de marchés publics

 
Ce point était à l'ordre du jour du premier conseil communal (le 3 décembre). C’est un sujet assez technique, classiquement abordé en début de mandature, et qui, en général, ne soulève pas de questions. Pourtant, notre attention avait été attirée par le fait que cette délégation de pouvoirs au collège prive les conseillers communaux (et a fortiori les citoyens) d’un certain contrôle, d'une part sur les dépenses liées au budget ordinaire, quel qu'en soit le montant, et d'autre part sur les dépenses liées au budget extraordinaire pour des montants inférieurs à 30.000€  HTVA. C'est pourquoi nous avions décidé de soumettre ce point à notre première assemblée. Une vingtaine de citoyens se sont penchés sur la question. 
 
Pour aider les personnes présentes à y voir clair, plusieurs experts connaissant bien le sujet l'ont introduit: David da Câmara (échevin sortant), Hadelin de Beer (ex-président du conseil communal), Nancy Schroeder, ainsi que Carole Crabbé, représentante achACT (une plateforme regroupant 21 organisations dans le but de contribuer à améliorer les conditions de travail et à renforcer les travailleurs dans des secteurs de l'industrie mondialisés où les femmes constituent la majorité de la main-d'œuvre). Les animateurs de Kayoux ont veillé à maintenir un équilibre entre les points de vues, qu’ils soient en faveur de cette délégation de pouvoirs telle qu'elle, ou qu’ils soient plus nuancés. Après avoir entendu le court exposé introductif, les participants ont eu l'occasion de poser leurs questions. Ils en ont débattu entre eux, partagé et ajusté leurs opinions lors d'un débat mouvant*.
 
Les différentes tables sont arrivées à une conclusion plus nuancée que ce qui était proposé à l'ordre du jour du conseil communal. Ainsi, la transparence et l'accès à l'intégralité de l'information disponible était une demande commune. Les participants souhaitaient également l’établissement, lors d’un débat avec les citoyens, de critères environnementaux et liés aux droits humains dans l'attribution des marchés publics. Une table a proposé de limiter cette délégation à une durée de deux ans. Une autre table a opéré une distinction entre les marchés à risques et les autres, alors que pour une troisième table, cette distinction n'était pas pertinente. Au final, neuf participants ont voté “pour”, mais sous conditions, alors que 10 autres ont voté “contre”, sauf aménagement. Il y avait 2 abstentions.
 
Malheureusement, les citoyens n’avaient à leur disposition que l'ordre du jour du conseil communal, le projet de procès-verbal (un document bien plus détaillé et sur lequel devait porter le vote au conseil communal) n'étant pas encore disponible. De ce fait, une ambiguïté a subsisté. La limite de 30.000 € hors TVA concernait-t-elle les dépenses liées au budget extraordinaire, ou bien toutes les  dépenses, que ce soit au budget extraordinaire ou ordinaire ? Aucun des orateurs présent n'a relevé ce point, pas plus que le fait que la délégation de pouvoirs en cours expirait prochainement, et qu'une absence de renouvellement, ne serait-ce que provisoire, aurait posé de sérieux soucis de gestion.
 
Le collectif s'est chargé de faire la synthèse de cet atelier pour porter une proposition concrète devant le conseil communal, tout en tenant compte des imprécisions mentionnées ci-avant, et en respectant au mieux l'esprit de l'assemblée. De par le fonctionnement du conseil communal, et pour ne pas rendre le message de l’assemblée incompréhensible, lors du conseil communal du 3 décembre, avons soumis un seul amendement, dont vous trouverez le texte intégral ici (et voici l'intervention correspondante à la page 2 de ce document). La forme attendue devant le conseil communal est en effet de déposer un texte amendé, prêt à voter. Afin de laisser au collège et au conseil un temps suffisant pour introduire les changements demandés, nous avons proposé d'accepter provisoirement la délégation de pouvoirs telle qu'elle, mais pour une durée d’un an. Au-delà de ce délai de réflexion, nous demandions : 
  • de publier toutes les informations relatives aux marchés et concessions sur le site internet de la Ville, de manière structurée et aisément accessible
  • d’établir des critères objectifs relatifs au respect des droits humains et sociaux ainsi que de l’environnement dans les conditions des marchés publics et des concessions de travaux et services.   

Que retenir de tout cela ?

Tout d'abord, que des citoyens sont parfaitement aptes à se prononcer sur des sujets réputés ardus ou techniques à partir du moment où les informations correctes sont à sa disposition. Nous n'avions pas le moindre doute là-dessus. Ensuite, que des textes présentés pour simple adhésion peuvent cacher des enjeux démocratiques et de société fondamentaux. Il faut rester attentif. Notre intervention a peut-être fait réfléchir les autres conseillers. Finalement, c'est qu'un débat démocratique prend du temps et qu'on ne peut pas en faire l'économie pour des raisons d'efficacité. Et ça, on le savait déjà :-)

 

* Un débat mouvant est une dynamique collective où les participants sont invités à se positionner sur un axe, entre deux positions extrêmes. Chacun est invité à argumenter son choix. Après chaque intervention, chacun est libre de ce déplacer, d'où le nom de débat mouvant. 

>> Compte-rendu au format pdf.

>> Reportage de TV Com :

 

 

 




Le 31 décembre 2018 est un grand jour pour la démocratie belge. QUATORZE mouvements citoyens, dont Kayoux, ont envoyé un courrier aux partis politiques afin de leur demander davantage de participation citoyenne : modifier le verrou de l'article 162 de la Constitution. Nous sommes curieux de leurs réponses. Et vous ?

 

La presse en parle >>> la RTBF et La Libre Belgique

Vers le site de la Voix est Libre, à l'initiative du courrier >>> par ici

Voici le courrier en question :


Page 1 du courrier pour la modification de l'art. 162 de la ConstitutionPage 2 du courrier pour la modification de l'art. 162 de la Constitution




Ceci est le récit d'un des kayoux présent à notre soirée électorale en vue de célébrer la fin de la campagne.

Céroux-Mousty, 14 octobre 2018

Il est un peu plus de 17h00 et je pénètre dans l’allée arborée d’une grande bâtisse blanche posée sur les hauteurs d’Ottignies. C’est ici, en cette fin d’après-midi au goût d’été indien, que le collectif Kayoux s’est donné rendez-vous pour attendre les résultats des élections communales.

L’ambiance est calme et sereine, quelques sympathisants discutent sur la terrasse et de jeunes enfants courent dans le jardin. Sur une large table à l’intérieur ont déjà été disposés quelques plats plutôt végé apportés par les convives. Une auberge espagnole, c’est bien ce qui caractérise le modus vivendi des kayoux. On apporte ce que l’on veut partager. Chacun et chacune selon ses talents.

Un caméraman est présent, lui qui suit le collectif depuis 7 mois en vue de réaliser un documentaire sur la participation citoyenne. Peu de contacts pour le moment avec les représentants du collectif présents dans les bureaux de dépouillement. Toutes et tous espèrent, en silence, que la liste 12 recueillera les suffrages suffisants pour obtenir une représentation au conseil communal. Pour patienter, l’hôte des lieux, doyenne du groupe, nous propose quelques bouquets de brocoli fraîchement récoltés dans son potager, passés aussi vite dans un bouillon d’huile d’olive et puissamment assaisonnés. Une véritable explosion végétale pour nos papilles gustatives. La nature décidément nous gâte en cet automne aux couleurs de feu.

Mais déjà les premières rumeurs se font entendre. Cinq bureaux dépouillés sur onze et l’annonce d’un premier siège pour le collectif. Une joie toute en retenue se répand alors que les membres et sympathisants affluent. Il est 19h00 et l’arrivée des kayoux présents à l’hôtel communal est imminente. On dispose des chaises supplémentaires sur la terrasse. Enfin, les délégués du collectif pénètrent dans la propriété. Quelques minutes s’écoulent encore. Une dernière concertation à l’intérieur de la voiture, les visages éclairés par l’écran d’un portable. Les voici qui prennent la parole. Solennellement. Les rumeurs se confirment. Kayoux sera bien présent au conseil communal pour la prochaine mandature. La majorité sortante conserve ses sièges malgré un léger glissement de voix entre les partenaires. La joie peut exploser d’autant plus qu’un deuxième siège semble tout à fait à portée de main, ce qui sera confirmé dans le courant de la soirée. Un jour historique pour la démocratie locale entend-on déjà.

Très vite, TVcom arrivé sur place sollicite une réaction. Quelques membres du collectif se réunissent spontanément pour décider du message à communiquer. Les citoyens ont demandé à travers leurs votes à participer plus activement aux décisions politiques de leur commune et donnent un mandat clair aux porte-paroles de Kayoux pour faire évoluer les pratiques politiques. C’est le benjamin du collectif qui prendra la parole. La caméra s’allume et le spot éclaire le visage du jeune étudiant.

« Un signal fort a été envoyé aujourd’hui indiquant que nous, citoyens, nous voulons participer à la vie communale, nous ne voulons plus être sur le bord, nous ne voulons plus juste voter une fois tous les six ans mais grâce à nos assemblées citoyennes décider 8 fois par an au sujet de projets importants pour nous et pour notre commune. »

Une autre explosion cette fois-ci. Celle de la spontanéité, de l’élan, de l’envie. Celle du parler-vrai et de la détermination aussi. L’enseignement de ce scrutin à Ottignies-Louvain-La-Neuve tombe comme une évidence :

« Beaucoup de gens en ont marre de la particratie. Avant, ce ras-le-bol s’exprimait par des votes d’extrême droite et d’extrême gauche. Aujourd’hui, la réelle alternative à cela c’est nous. C’est impliquer le citoyen dans la vie politique. Les gens qui sont en colère face à un système qui ne les représente plus, qui ne leur convient plus peuvent aller vers une alternative qui ne soit pas extrême mais qui les implique comme citoyen. »

Je glane encore quelques paroles échangées par-ci par-là. La diversité s’exprime ici instinctivement. Nous sommes « extrême » dira une jeune femme. Oui, nous sommes pour l’extrême démocratie ajoutera un homme d’âge mûr. Ce à quoi, l’étudiant, tantôt sous le feu des projecteurs, répondra « je préfère le terme radicalité car il renvoie à la notion des racines ».

Avec un budget de moins de 2.000 euros pour mener campagne, en étant exclus des débats télévisés au seul motif qu’ils sont trop jeunes en politique, ces militants de la démocratie participative ont réalisé une véritable prouesse. 1417 voix et deux sièges ouvriront le 3 décembre prochain largement les portes du conseil communal aux 32.000 habitants de la commune. Une réelle occasion est donnée aujourd’hui aux citoyens de s’engager concrètement pour changer la démocratie. Rendez-vous dans 6 ans pour en estimer les effets.

 

Pascal Warnier





Le dimanche 30 septembre, nous tenions un atelier ouvert à tous pour expérimenter différents modes de prise de décision. En voici un petit compte-rendu rédigé par un membre du collectif.

Vous pouvez aussi avoir un écho d'un participant par ici.

Assemblée ouverte de Kayoux du dimanche 30 septembre 2018

 

Peu avant 14h arrivent les participants. Ils se répartissent en 5 tables. En tout, une trentaine de personnes extérieures au collectif sont présentes pour des tables allant de 8 à 10 personnes, chacune comptant un facilitateur de Kayoux. La parité homme/femme est respectée.

Etape 1 : Poser le cadre

Yves commence d’ailleurs par expliquer le déroulement de l’après-midi et le rôle du facilitateur. Comme en démocratie on part du principe qu’il faut une égalité de parole, le facilitateur va s’assurer que c’est bien le cas en faisant respecter certaines règles :

  • pas de monopolisation de la parole, le facilitateur coupera quelqu’un qui s’étendrait trop dans son propos.
  • personne ne coupe la parole d’un autre (à part le facilitateur donc)
  • tout le monde est légitime pour donner son avis (un cordonnier est expert en chaussure, mais c’est l’utilisateur qui est capable de dire si la chaussure lui convient).
  • nous sommes hors du temps, on n’importe pas des choses d’ailleurs, d’un autre contexte
  • plutôt que de dire « Je ne suis pas d’accord avec toi », dire « Je pourrais être d’accord avec toi si ».

Etape 2 : Proposer

Xavier lance alors le sujet du jour : proposer un projet dans le cadre de la convention des maires (réduire de 40 % les rejets de CO2 de la commune à moyen terme) NB : on en est loin !

Alors qu’une des participantes sort, un peu embêtée de devoir débattre en groupe et ne se sentant pas l’énergie de le faire, tout le monde se prête au jeu pendant le temps imparti (30 minutes).

On tire ensuite au sort le rapporteur du groupe : émoi dans les groupes !

Les projets qui sortent sont les suivants :

  1. Masterplan mobilité : améliorer les accès aux gares notamment les accès piétons et cyclistes, promouvoir la mobilité douce et le covoiturage, inciter l’utilisation des transports en commun via des abonnements, mise en place de vélos partagés et améliorer la sécurité des vélos, utiliser les garages vides comme parking à vélo, aménager des zones pour le stop,…
  2. Gratuité des TEC sur le territoire d’OLLN : comme cela existe en Belgique et dans différentes villes dans le monde, c’est possible et ambitieux. Des conventions peuvent être passées avec l’existant (transport scolaire,…). Tout n’est pas clair, mais une certitude est là : c’est possible et ça aura un réel impact.
  3. Personnes relais quartiers : disposer de relais pour que les gens déterminent eux même ce qu’il faut faire, avec la participation d’experts pour expliquer les aspects techniques.
  4. Repenser aménagement du territoire : changer la hiérarchie des fonctions : le piéton d’abord, puis le vélo,… comme aux Pays-Bas, les espaces pour du maraîchage, des plaines de jeux pour les enfants,… arriver au zéro déchet réellement !
  5. Alimentation : utiliser les espaces verts communaux pour faire des potagers, produire localement pour les écoles, les CPAS,…

Etape 3 : Décider

Après avoir pris connaissance de ces 5 projets, chacun est invité à voter anonymement pour un des projets, celui qu’il choisirait en priorité.

Après ce vote, un débat mouvant est organisé pour chaque projet pris séparément : où on se place dans la pièce d’un côté si on est pour, de l’autre si on est contre, et au milieu si on est partagé, certains adoptant des positions encore plus fines. A chaque fois Yves propose aux extrêmes d’expliciter leur point de vue, la parole est distribuée équitablement, et après chaque intervention ceux qui ont changé leur avis sont invités à se déplacer.
L’exercice est très dynamique et le débat s’engage avec de l’argumentation. Le projet de gratuité des TEC (numéro 2) est particulièrement clivant, et crée une grande dynamique. On entend par exemple que le coût majeur pour la commune serait l’entretien des route. Le débat mouvant concernant les personnes-relais (numéro 3) est aussi très clivant, sans doute par manque de compréhension du projet proposé.

Après ce débat mouvant très dynamique (6 minutes par projet), chacun vote à nouveau.

Les groupes se reforment alors et ont 15’ pour faire un choix qui sera communiqué par un représentant. Ce choix est l’attribution de 2 gommettes vertes et 1 gommette rouge. Les gommettes vertes sont pour soutenir un projet (+1) et la rouge pour s’y opposer (-1).

Les discussions sont très vives dans les groupes quant au choix à effectuer. Au final, le rapporteur vient coller les gommettes sur une feuille où sont repris les 5 projets.  

Après un court moment publicitaire de Clara asbl pour parler de son docu « Participe Présent », on décortique les résultats des votes :

Vote peu informé : 1 et 3 arrivent en tête avec 10 votes chacun.
Vote après débat mouvant : 2 en tête avec 11 voix
Final : 5 en tête avec 4 gommettes vertes et pas de rouge. On peut noter que 3 termine avec le plus de gommettes rouges, alors qu’il était bien classé à la première étape.

Graphique des résultats des votes
Répartition des votes suivant les 3 méthodes.

 

Qu’en retire-t-on ?

  • l’information est très importante. Le peu de temps disponible pour développer les projets et les expliquer n’a pas permis de se faire une opinion. De même, tout le monde n’a pas forcément compris les projets de la même manière. Quelqu’un propose de recommencer demain en 8h ! On propose aussi un temps pour acter que tout le monde a compris le sujet.
  • pouvoir nuancer son choix est jugé intéressant, les gommettes permettant de faire -1, +1 ou +2 pour les choix.
  • la méthode va influencer le résultat, et il est donc très important d’affiner la méthode dont cette assemblée est une expérimentation. Kayoux assume totalement le caractère expérimental de la démarche, c’est en débattant et en décidant ensemble qu’on trouvera la meilleure manière de le faire, qu’on convergera vers les bonnes méthodes. Une personne demande si Kayoux va organiser des formations pour devenir facilitateur. Si les membres sont favorables à la chose, ils insistent sur le fait que ce n’est pas si compliqué, ce n’est pas un travail d’expert ! D’ailleurs, idéalement, si on intègre les pratiques de distribution de parole égalitaire, un facilitateur n’est plus nécessaire.

Concrètement, pour le futur, Kayoux s’engage à organiser 8 assemblées populaires par an. Le rôle des porte-parole élus serait celui de « porteur de gommettes ». A côté des assemblées concernant des sujets soumis au vote lors des conseils communaux, d’autres sujets pourront émaner de l’assemblée. Dans ce cas l’interpellation citoyenne sera utilisée. La consultation populaire est l’autre outil disponible actuellement. On insiste sur le fait que le plus important n’est pas d’avoir des élus, même si avoir un élu est important pour disposer de l’information. Pour un élu, il faut environ 1000 voix, pour deux environ 1400.

 





Départ d'une course à pieds

Dimanche 14 octobre, nous irons aux urnes. Plus qu'une semaine pour se faire connaître, expliquer son projet... et convaincre. Le top départ du sprint final a été lancé. Alors cette semaine, on se donne à fond !

Ici, vous pouvez garder un oeil sur notre calendrier.

A bientôt !

 

crédits photo : par Goh Rhy Yan sur Unsplash





Ceci est le récit d'un participant à notre assemblée ouverte du 30 septembre, qui était un atelier sur les modes de décision. Vous pouvez en trouver un compte-rendu plus formel par ici.

 

Ottignies - LLN, 30 septembre 2018

Des vélos sont posés pêle-mêle à l’entrée de la salle et une grande affiche colorée annonce l’évènement du jour. La première assemblée citoyenne de  la commune d’Ottignies – Louvain-la-Neuve aura lieu ici même dans quelques minutes.

 

A peine ai-je franchi le seuil du bâtiment que l’on m’interpelle amicalement. « Tu n’aurais pas un appareil photo ? On doit absolument faire une photo de groupe avec nos candidats porte-parole ». Ici, il n’est en effet pas question de tête de liste, les élu.e.s portent la voix des citoyens. Une douce et sympathique confusion règne alors que les participants arrivent peu à peu. De grandes tables rondes ont été disposées. Les organisateurs arborant les couleurs du collectif s’affairent aux derniers préparatifs. La salle se remplit, plusieurs dizaines de personnes ont maintenant pris place autour des tables. Enfin, le facilitateur prend la parole pour exposer non pas le  programme de l’aprèsmidi mais la méthode qu’il propose et les quelques principes de base qu’il nous invite à respecter pour servir un seul objectif, que la parole de chaque citoyen présent puisse être exprimée et écoutée dans les meilleures conditions, avec respect, non-jugement et bienveillance. Un facilitateur par table y veillera. Qui que nous soyons, étudiants, pensionnés, actifs, allocataires, urbains, ruraux, notre voix doit pouvoir porter de la même manière, avec la même valeur. Le coeur de la démarche du collectif Kayoux qui sera proposé aux élections communales est là. Donner de nombreuses  occasions aux habitants d’Ottignies – Louvain-la-Neuve durant la prochaine législature d’exprimer leurs points de vue, de proposer des solutions et de décider. C’est assez simple et à la fois en total rupture avec l’organisation politique que nous connaissons.

 

L’assemblée citoyenne échange, débat et délibère
L’assemblée citoyenne échange, débat et délibère.

La méthode, ce sont des temps d’expression individuelle et collective, de délibération, de vote, sur des mesures concrètes proposées par l’assemblée. Pas de grands discours ici, le facilitateur termine son introduction en invitant les participants à proposer des mesures au sujet d’une thématique d’actualité : la consommation de CO2 à l’échelle de la commune. Comment arriver à l’infléchir ? Quelques chiffres : le logement, la mobilité et le secteur tertiaire se partagent à parts égales 90 % du rejet de CO2. Un participant, réjouit, notera également que seul 1 % des rejets sont causés par  les activités agricoles de la commune. Les modalités de délibération sont novatrices pour la plupart d’entre nous. Des temps de 30 minutes de réflexion et d’échanges sont entrecoupés par des moments de vote au sein de la table ou collectivement en assemblée. Des outils aident à y voir plus clair,  l’information et les points de vue individuels et collectifs circulent et ainsi au fil de l’après-midi, des propositions concrètes se dégagent, sont débattues  et soumises plusieurs fois au vote. Je sens que la démocratie s’ébranle, revit, se dynamise.

 

Le facilitateur inscrit les mesures délibérées en groupe.
Le facilitateur inscrit les mesures délibérées en groupe.

16h45, déjà l’heure de conclure. Alors que le dernier porte-parole appose une gommette verte au regard de la proposition choisie par les membres de  son groupe, une question s’élève dans l’assemblée. « Mais quel sera le rôle des élu.e.s de la liste Kayoux ? Et bien, répond un kayoux, c’est  exactement ce que vient de faire le porte-parole au tableau. Coller la vignette et donc porter la voix des citoyens ».

 

Je quitte l’assemblée avec l’impression qu’ici, nous avons fait une expérience de délibération concrète et respectueuse du point de vue de chacun sans a priori idéologique qui ne demande qu’à être reproduite et surtout à essaimer un peu partout dans les communes. J’ai ressenti que toutes et tous nous avons contribué aujourd’hui à faire advenir une intelligence collective qui est devenue indispensable à la gestion du bien  commun. Le filtre du politique a vieilli, il est désuet et peu efficace, il ne peut plus répondre aux questions cruciales et extrêmement urgentes qui se posent à notre civilisation. Le  collectif Kayoux a démontré à travers cette première assemblée citoyenne locale et expérimentale qu’avec beaucoup d’humilité, de respect et de bienveillance, il est possible de délibérer intelligemment sur des sujets politiques essentiels. Des questions d’organisation sont encore à débattre bien  sûr notamment sur la méthode la plus adaptée pour que la délibération citoyenne représente le plus fidèlement possible les points de vue individuels.  Sur ce point, le message des kayoux est sans équivoque : voir loin, commencer petit ! Ce n’est pas un programme mais un état d’esprit et cela fait  toute la différence.

 

Pascal Warnier, participant sympathisant






Ca se passe ce dimanche 30 Septembre !

Dans le contexte des prochaines élections communales, le collectif Kayoux a le plaisir de vous inviter à découvrir et expérimenter plusieurs outils de délibération collective (débat et décision). Mise en situation sur des problématiques communales concrètes.

 

Venez partager avec nous ce moment exceptionnel et enthousiasmant

Dimanche 30 Septembre à 14h

à la Salle La Charnière

Rue Haute 6, 1340 Ottignies

(A côté de l'église de Blocry)

Inscription non-obligatoire mais souhaitée

Infos d'accès   Inscription   Sur facebook





Cailloux en file

Ce 12 septembre, la veille de la date de dépôt des listes, les kayoux tiraient au sort l'ordre de leurs candidat·es porte-parole en présence de la presse.

Vous pouvez retrouver quelques articles de presse et vidéos dans notre revue de presse et le pourquoi et notre liste de 18 candidat·es par ici.





Pour pouvoir présenter une liste aux élections, nous devons récolter des signatures : 100 personnes en âge de voter à Ottignies-Louvain-la-Neuve doivent soutenir la création de la liste. Alors si vous avez envie de nous donner un coup de pouce, voici sur cette page le formulaire et les quelques explications pour le remplir. Ceci ne vous engage en rien à voter pour nous bien sûr ; cela signifie juste que vous soutenez la présentation de la liste KAYOUX à ces élections de 2018. Vous gardez toute votre liberté de vote :-).

D'avance, merci.

 

K



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