Retour d'un observateur du CC du 30 avril 2019

Au Conseil communal de ce 30 avril 2019, le point 18 de l’ordre du jour traitait du projet de navette autonome et de transport à la demande. Il s’agissait d’entériner les décisions prise par le Collège communal au mois de mars.

 
On nous dit donc qu’un projet de navette autonome et de transport à la demande a de l’intérêt pour la ville et pour ses citoyens, qu’il faut vivre avec son temps, qu’il serait idiot de ne pas attirer de généreux subsides de la RW vers la cité du Botroul. Que si nous ne le faisons pas, d’autres le feront à notre place. On nous dit aussi que les règles du jeu sont - pour l’obtention de subsides - "la décision dans l’urgence", quelles que soient l’essence et l’importance du projet. Cette décision doit toujours être prise en quelques semaines et donc uniquement par l’exécutif communal. Vous pensez bien, on a pas le temps d’associer les citoyens, sinon décidons immédiatement de ne pas, de ne plus jamais solliciter des subsides, clame haut et fort l’échevin en charge du dossier. On aurait dit qu’il devait défendre une place forte. Ces mêmes personnes affirmaient pourtant encore récemment au moment où il fallait séduire l’électeur que c’était promis, juré, ils allaient promouvoir plus de participation citoyenne aux décisions politiques dans notre commune. C’est au pied du mur que l’on reconnait le maçon. On a tout vu ! Dans ce dossier, le collège semble bien frileux à mettre en place des dispositifs pour associer les citoyens à des décisions importantes qui risquent à terme d’impacter leur vie quotidienne. Il semble plus intéressé à prendre le temps de réunir les multiples partenaires de ce projet que de s’interroger sur les réels besoins de la population et d’évaluer avec elle si ce projet pourrait y répondre. Et pourtant, avec un peu de bonne volonté et de créativité, on pourrait y arriver. Mais que pèserait l’avis d’associations, de mouvements citoyens à côté d’enjeux de visibilité et de séduction d’entreprises higt tech. Enfin, que voulez-vous, c’est tout de même essentiel de permettre le déplacement des hommes d’affaires de la gare vers le futur CBTC dans une petite voiture futuriste à la vitesse d’un joggeur. La plus-value sociétale de ce projet saute aux yeux n’est-ce pas ! Et tout cela pour un peu moins d’un million d’euros. Ce point de vue du groupe KAYOUX était également partagé par plusieurs conseillers de l’opposition.


Essayons encore. Prenons le dossier de la 5G. Là aussi, même scénario bien ficelé. Malgré la brillante intervention d’un citoyen motivé, ici encore pas question de prendre l’avis du citoyen … d’ailleurs nous l’avons déjà fait à travers une enquête sur les smart cities nous dit-on. D’accord, mais bon, enquêter n’est pas se concerter et encore moins délibérer ensemble.


C’est là que je me suis dit que KAYOUX a vraiment sa place dans ce conseil communal. D’abord et avant tout pour être le caillou dans la bottine des rouages bien huilées de notre démocratie locale ronronnante. Ce caillou qui empêche de penser et de décider en rond. Ils en font la preuve et c’est l’essentiel à ce stade.


Exiger, chaque fois qu’il sera possible, plus de participation citoyenne, c’est l’ADN de KAYOUX. Et ce faisant, arriver à déplacer les lignes même lentement, même petitement malgré les sourires un peu moqueurs et méprisants de l’establishment, à commencer par celui de la première citoyenne de la commune mardi soir lors des premières interventions du groupe KAYOUX. A moins que ce ne fut de la bienveillance ! Plus de participation citoyenne donc, c’est le mandat qui a été donné par l’électeur et sur lequel il pourra légitimement demander des comptes. Il me semble que depuis l’installation du Conseil communal, les porte-parole s’y tiennent avec ardeur et ténacité. 

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