Intervention des porte-parole Kayoux sur l'espace Ferrières au CC du 8 septembre

Monopoly ou projet citoyen, à la ville de choisir !

Intervention des porte-parole kayoux sur l'espace Ferrières au conseil communal du 8 septembre

Deux cases du monopoly : rue Hergé et rue Horta à 300 euros chacune
 
Le groupe OLLN2.0 a souhaité débattre lors du conseil communal de ce 08 septembre 2020 des alternatives possibles pour le développement du quartier de Ferrières (Mousty), suite à l'opposition de plusieurs riverains au projet immobilier du promoteur Vlasimmo sur la parcelle située en face de la maison d'Hergé.
 
Le collectif Kayoux tient à apporter un élément au débat en écho à certaines interpellations d'habitants qui lui sont récemment parvenues. Nous avons réalisé en 2019 une enquête coup de sonde sur le marché d'Ottignies concernant les sujets que les gens souhaiteraient voir délibérer au conseil communal : 50% des répondants ont pointé l’accessibilité au logement (qui pourrait d'ailleurs être objectivée de manière urgente par une enquête de terrain). Le projet Ferrières est une occasion de remettre à l'avant-plan cette thématique essentielle, alors même que :
1) A plusieurs reprises le Collège, a alerté sur le vieillissement de notre population et sur l'inversion de la pyramide des âges observée sur notre territoire. Favoriser l'accès au logement, c'est répondre en partie à ce problème, parce que l'on sait que les jeunes adultes n'ont souvent pas les moyens d'acheter un terrain, une maison ou un appartement en raison de la forte pression immobilière sur l'entité.
2) Le droit au logement est reconnu comme un droit fondamental de la personne humaine, tant au niveau international que national ou régional. Ainsi la Déclaration universelle des droits de l'Homme (DUDH),consacre, dans son article 25, le droit au logement pour tous. Au regard de ce point de droit, la situation de fait vécue depuis une quinzaine d'années sur notre territoire pose vraiment question.
Dans ce dossier, trois besoins sont en fait énoncés :
- D'un côté, le souhait des propriétaires actuels de préserver le cadre naturel et bucolique de leurs terres, avec le projet annoncé d'un parc ;
- D'un autre côté, le souci de l'instance publique de donner un cadre à l'urbanisation de cette zone ;
- D'un troisième côté, enfin et donc, des habitants, nombreux, en besoin « d'habiter » là où ils ont grandi ou là où ils se sentent bien.
 
Comment élaborer un projet qui intègre ce triple besoin ? Des options existent, qui mériteraient d'être explorées. Le Collège lui-même en connaît, lui qui a adopté en ligne directrice de son PST la formule de l'habitat léger, développée avec succès dans le quartier de la Baraque depuis 35 ans. La Région Wallonne n'y fera pas obstacle, puisqu'elle a voté fin avril un décret sur l'habitat léger.
Tant qu'à évoquer la rue d'Hergé, il n'aura par ailleurs pas échappé aux tintinophiles de la commune que la Ville a subsidié deux initiatives ces dernières années :
- Le "monopoly" ottintois où l'on constatera que si une rue Hergé y figure parmi les terrains les plus chers (les cases vertes!), l'habitat léger en est par contre absent alors que la renommée de l'expérience de la Baraque n'est plus à faire ;
- L'édition en wallon d'Ottignies des "Bijoux de la Castafiore", où Hergé ne se contente pas de faire la publicité des beaux paysages de Mousty ... il y fait également la promotion de l'habitat léger, dans le parc de Moulinsart. Pour conclure, sur quoi la Ville devrait-elle s'appuyer dans ce dossier : sur une formule encourageant une fois encore la spéculation immobilière ou sur un projet culturel et environnemental articulé à la promotion d'un logement qualitatif accessible à tous ?

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